Des spectateurs assis en cercle, un terrain de terre, de la musique saturée, et deux adversaires (Fagnorolahy) face à face. Voilà l'ambiance du "Moraingy".

À l'origine ce sport de combat traditionnel, pratiqué par les Sakalava (ethnie côtière de Madagascar) était utilisé comme jeu, comme moyen de se défendre, et comme un entrainement à la guerre.
Les combats on lieu le dimanche après-midi, et les jours de fête. Ici le fair-play est de mise et l'adversaire n'est pas vu comme un ennemi mais un moyen de se construire. Ainsi, le Moraingy nous montre le Fihavanana, concepte de solidarité et d'amitié très présent dans la culture Malgache.
Avec le temps le Moraingy est devenu un spectacle générant de l'argent, certains combatants sont maintenant des Stars et certains essayent de professionaliser les combattants.
Le Fagnorolahy est un personnage important, il vient et se bat pour sa communauté mais aussi pour lui. Il danse, parade, brandit son poing, et reçoit de l'argent des spectateurs lorsqu'il a bien combattu. Il représente son village, mais aussi lui même, et son accomplissement dans le combat. Mais le Fihavanana ne lui permet pas l'arrogance, et lui impose l'humilité.


Spectators sitting in a circle, a dirt ground, saturated music, and two opponents (Fagnorolahy) facing each other. That is the atmosphere of the "Moraingy".

Originally this traditional combat practiced by the Sakalava (coastal ethnic group of Madagascar) was used as a game, as a means of defense, and as a training for war.
The fights are held on Sunday afternoon and on holidays. Here fair play is required and the opponent is not seen as an enemy but a way to build themselves. Thus the Moraingy shows the Fihavanana, malagasy's philosophy of solidarity and friendship.
Over time the Moraingy became a show generating money, some combatants are now Stars and some try to professionalize the sport.
Fagnorolahy is an important figure, he comes and fights for his community but also for him. He dances, parade, shook his fist, and receives money from spectators when he fought well. He represents his village, but also himself, and his performance in combat. But Fihavanana does not allow arrogance, and impose humility.